Planification et élaboration de stratégies
La première étape dans la mise en œuvre d’une nouvelle technologie est de
préparer un plan qui établit les objectifs et les moyens de les atteindre.
Le processus de planification commence par une évaluation des besoins qui
répond aux questions suivantes : Que faites-vous actuellement? Que voulez-vous
améliorer? Qu’attendent de vous les autres intervenants? Quel est le sentiment
de vos dirigeants et de votre personnel envers la mise en œuvre de la nouvelle technologie?
La nouvelle technologie peut-elle combler vos besoins et vos espérances? À la
fin de ce processus d’évaluation, vous pouvez conclure que la nouvelle
technologie est (ou n’est pas) ce dont vous avez besoin.
Une fois prise la décision d’introduire la nouvelle technologie ou de
mettre à jour la technologie existante, il faut dresser un plan détaillé pour s’assurer
l’accord des intervenants, obtenir des fonds et mettre en œuvre la technologie
choisie.
Après que la nouvelle technologie aura été achetée et installée, elle
devra être développée et maintenue. Une stratégie de développement est
nécessaire pour assurer le déploiement efficace de la technologie.
Source : « Management
of Advanced Technology in Elections », Harry Neufeld, expert-conseil, Canada
(directeur général des élections de la Colombie-Britannique depuis le
7 novembre 2002)
Stratégie en matière de technologies de l’information
Idéalement, la mise en œuvre d’un élément particulier de la technologie de
l’information devrait faire partie d’une stratégie globale. Un plan stratégique
des systèmes d’information est généralement un document public présentant une
vision de la façon dont la technologie de l’information sera gérée stratégiquement
par une organisation.
Certaines administrations exigent maintenant que toutes les agences
gouvernementales préparent et publient un plan stratégique des systèmes d’information.
Une stratégie globale en matière de technologies de l’information abordera
tous les aspects des besoins en technologie de l’information d’un OGE. Dresser
ces besoins en termes généraux servira à cerner les possibilités d’obtenir une technologie
nouvelle ou améliorée, et indiquera également où des économies peuvent être
réalisées en mettant en commun des ressources et en utilisant divers éléments de
technologie à des usages multiples
Une stratégie globale des technologies de l’information peut comprendre
les éléments suivants.
La structure de gestion
·
Administration des systèmes
informatiques
·
Acquisition de matériel
·
Entretien du matériel
·
Acquisition de logiciel
·
Entretien du logiciel
·
Systèmes manuels de
dépannage
·
Systèmes généraux de
bureautique (tels que traitement de texte, microédition, tableurs et logiciel
de présentation)
· Systèmes spécialisés (systèmes propres à la gestion électorale comme
enregistrement des électeurs, gestion de bureau de vote, vote électronique et systèmes
de comptage de voix, aussi bien que systèmes plus génériques de finances et de
gestion du personnel)
Gestion des données
·
Intégration et compatibilité
des systèmes
·
Vérification et essai des
systèmes
·
Gestion de serveurs
·
Systèmes autonomes
·
Assurance qualité
·
Fiabilité des données
·
Archivage, protection et contrôle
des versions
·
Entretien des systèmes
Gestion des communications
·
Administration de réseau
·
Câblage
·
Internet
Gestion du personnel
·
Sélection et recrutement
·
Formation et perfectionnement
Gestion des utilisateurs
·
Appui aux utilisateurs
·
Assistance téléphonique
Fournitures et consommables
d’ordinateur
Gestion de l’obsolescence
·
Procédures d’évaluation
Sécurité
·
Cryptage
·
Protection antivirus
·
Environnement physique
·
Assurances
Mesures visant à rassurer le public
·
Normes de confidentialité
·
Politique publique d’information
Systèmes de communication
Courrier électronique
Applications audiovisuelles
Stratégies pour les groupes ayant des besoins spéciaux (par exemple, les
gens qui ont besoin de services linguistiques, ou les personnes malentendantes
ou malvoyantes)
Gestion financière
·
Évaluations et budgets
·
Contrôle des dépenses
·
Rapports financiers
·
Procédures d’audit
·
Gestion des stocks et de l’inventaire
·
Politique d’approvisionnement
·
Gestion des contrats
Contrôle de l’entreposage et de la distribution
Systèmes d’identification de l’électeur
Systèmes de délimitation des circonscriptions
Systèmes d’information géographique
Publications
Systèmes d’information publique
Systèmes de lecture optique
Systèmes d’expédition
Conception de formulaires
Recherche
Source : « Management
of Advanced Technology in Elections », Harry Neufeld, expert-conseil en
gestion, Canada. Révisé par Pedro Guarda.
Méthodologie de mise en œuvre
Après qu’un OGE a reconnu un besoin de technologie nouvelle ou améliorée,
la prochaine étape est de préparer la stratégie d’élaboration et de mise en
œuvre du projet.
Chronologie de l’élaboration et de la mise en
œuvre du projet
La stratégie d’élaboration et de mise en œuvre du projet peut être mise
au point en établissant la chronologie du projet.
La chronologie du projet s’étend idéalement au-delà de la vie utile prévue
de la technologie. Ceci permet de tenir compte de toutes les tâches et de tous les
coûts, et indique quelles tâches et quels coûts doivent être prévus quand la
technologie devra être remplacée ou améliorée.
Voici un exemple de chronologie pour une technologie à utiliser à un
événement électoral précis :
·
cerner le besoin de la nouvelle
technologie;
·
déterminer que la
technologie proposée est abordable;
·
établir que la technologie
proposée est réalisable et adaptée aux besoins locaux;
· préparer une analyse de rentabilisation, y compris une analyse des coûts
et des avantages et l’examen des options possibles;
·
établir un budget détaillé;
· obtenir l’approbation de tous les intervenants internes et externes pertinents;
·
obtenir le financement nécessaire
pour toute la durée du projet;
·
obtenir toute modification
nécessaire à la législation;
·
dresser un plan détaillé de
gestion de projet;
· déterminer les spécifications détaillées de la technologie désirée;
·
publier un appel d’offres;
·
évaluer les offres et
sélectionner l’offre choisie;
·
*négocier et signer un
contrat final;
·
prendre livraison du prototype
du système;
·
examiner et évaluer le
prototype du système;
·
obtenir des intervenants
concernés l’approbation du prototype;
·
recevoir la version de
production du système;
·
*installer et examiner la
version de production du système;
·
faire vérifier par des auditeurs
indépendants l’intégrité des codes sources et les
déposer auprès d’un tiers, s’il y a lieu;
·
donner aux utilisateurs la
formation nécessaire à l’exploitation du nouveau système;
·
mener une campagne d’éducation
publique, s’il y a lieu;
·
déployer le système dans son
contexte d’exploitation;
·
s’assurer que des systèmes
de secours sont en place, s’il y a lieu;
·
exploiter le système pendant
l’événement électoral;
· s’assurer que les équipes techniques et d’entretien sont disponibles pour
assurer la conduite réussie de l’événement;
·
sauvegarder les données au
besoin;
·
conclure l’événement
électoral;
· dresser avec les utilisateurs un bilan de l’expérience et évaluer l’exploitation
du système;
·
préparer au besoin une
proposition pour renforcer le système pour le prochain événement électoral (et
répéter les étapes ci-dessus nécessaires pour obtenir l’approbation et le
financement de tels perfectionnements);
·
entretenir le système s’il y
a lieu;
·
mettre en application tous
les perfectionnements approuvés;
·
répéter les étapes ci-dessus
pour l’exploitation et l’évaluation du système à l’événement électoral suivant.
Les principales étapes de l’élaboration et de la réalisation du projet de
mise en œuvre de la nouvelle technologie sont les suivantes :
· évaluation des besoins;
·
processus d’établissement
des spécifications et de développement;
·
processus d’essai et de mise
en œuvre.
Évaluation des besoins, analyse de rentabilisation et établissement des spécifications
La première
étape dans une stratégie d’élaboration et de mise en œuvre d’un projet est l’évaluation
des besoins. Une évaluation des besoins commence souvent par une analyse du
processus existant pour cerner toutes les imperfections et tous les domaines
qui pourraient être améliorés. Que faites-vous actuellement? Que voulez-vous
améliorer? Qu’attendent de vous les autres intervenants? Comment vos dirigeants
et votre personnel considèrent-ils la mise en œuvre de la nouvelle
technologie? La nouvelle technologie peut-elle combler vos besoins et vos
espérances?
Ceci est
suivi d’une évaluation de la technologie disponible et, si possible, d’une
évaluation des solutions semblables mises en œuvre ailleurs par d’autres OGE et
d’autres genres d’organismes.
À ce stade, il est possible de mener simultanément plusieurs volets différents
de l’enquête :
·
les conseillers techniques
peuvent déterminer si une solution technologique proposée convient au but prévu;
·
les conseillers financiers
peuvent estimer le coût de la solution technologique proposée et déterminer si
elle est abordable;
·
les chefs de projet peuvent
déterminer s’il y a au sein de l’OGE un appui en faveur de la technologie
proposée;
·
la haute direction peut
consulter les intervenants externes sur les changements proposés, si nécessaire;
·
des solutions de rechange
peuvent être explorées pour déterminer s’il y a des options plus efficaces ou
moins coûteuses;
·
à la fin de l’étape de l’évaluation
des besoins, l’OGE devrait avoir une bonne compréhension du besoin de
changement et une indication ferme d’une option préférée pour combler ce
besoin. Cette information peut être utilisée pour préparer une analyse de
rentabilisation, qui est la prochaine étape dans la stratégie d’élaboration et
d’exécution de projet.
Analyse de
rentabilisation
Une analyse de rentabilisation est utilisée pour convaincre les
dirigeants internes et les intervenants externes de l’utilité de la nouvelle
technologie proposée. Elle doit être logique et probante, montrant clairement
tous les coûts et avantages de la proposition, mais sans contenir un excès de détails
qui nuirait à sa clarté. Dans la mesure du possible, la proposition peut comprendre
une évaluation de tous les coûts sur la vie utile prévue de la solution
proposée et non seulement les coûts de l’exercice financier en cours.
La majeure partie du travail requis pour préparer une analyse de
rentabilisation devrait être entreprise pendant l’étape d’évaluation. Les analyses
de rentabilisation et les évaluations des besoins doivent être convaincantes,
mais elles sont destinées à des publics différents. Néanmoins, si une
évaluation des besoins réussit à convaincre les auteurs de l’opportunité de
leur proposition, elle peut jeter de bonnes bases pour une analyse de
rentabilisation qui servira à convaincre d’autres intervenants.
Une analyse de rentabilisation typique peut contenir les éléments
suivants :
·
un énoncé clair des besoins;
·
une description claire de l’option
proposée;
·
une description claire de
tout enjeu pertinent de la proposition;
·
un examen des autres options
et une discussion des raisons qui ont milité en faveur de l’option proposée;
·
une description des coûts et
avantages non monétaires de l’option proposée;
·
une évaluation des coûts
monétaires et des économies associés à la proposition, y compris l’ensemble du
coût de la proposition pendant le projet et les années futures;
·
une indication des mesures nécessaires
à l’approbation de la proposition, comme l’approbation par le Cabinet ou l’adoption
de mesures législatives par le Parlement;
·
un rapport sur les consultations
tenues ou à tenir auprès des intervenants et une indication de l’appui ou de l’opposition
exprimés jusque-là par les intervenants;
·
une chronologie du projet;
·
une recommandation de faire
suite à la proposition.
Spécifications
Une fois qu’une analyse de rentabilisation a été approuvée par les
autorités compétentes et que des fonds ont été obtenus, la prochaine étape est
de choisir le ou les fournisseurs des biens et services nécessaires. Selon la
taille, le coût et la complexité du projet, ceci peut exiger la publication d’un
appel d’offres. Quant aux petits projets, il peut s’agir simplement de demander
des prix à divers fournisseurs.
Une composante clé d’un appel d’offres ou d’une demande de prix est l’ensemble
des spécifications définitives de la technologie exigée. Les spécifications
sont généralement prévues pour des fins techniques plutôt que pour informer les
dirigeants non techniques. En conséquence, elles sont souvent techniques et
détaillées. Les bonnes spécifications définiront clairement et sans ambiguïté
exactement quels produits ou services sont recherchés.
Le contenu des spécifications variera considérablement en fonction des
produits ou services requis. En règle générale, les spécifications peuvent
contenir les éléments suivants :
·
un énoncé clair des produits
ou services requis, en donnant tous les détails nécessaires;
·
un énoncé clair de
l’utilisation prévue des produits ou services;
·
un énoncé clair de tout
autre enjeu pertinent;
·
s’il y a lieu, une
indication du coût prévu des produits ou services requis, y compris l’ensemble
du coût de la proposition pendant le projet et les années futures;
·
le cas échéant, une indication
des étapes restant à entreprendre avant l’exécution du projet, comme l’approbation
par une institution du gouvernement ou l’adoption de mesures législatives par
le Parlement;
·
une chronologie du projet;
·
une indication du caractère
obligatoire ou facultatif des diverses spécifications;
·
un énoncé sur la nécessité
que les biens ou services respectent des normes reconnues ou soient soumis à
des contrôles de qualité;
·
une liste de tous les essais
qui doivent être réalisés avant la mise en œuvre;
·
une description des niveaux
de sécurité applicables au projet, s’il y a lieu;
·
une description de toute
documentation qui peut être exigée, telle que manuels techniques, manuels d’utilisateurs
ou rapports des fournisseurs;
·
le cas échéant, une indication
de la nécessité de fournir de la formation;
·
une indication de la façon
dont les propositions soumises par des fournisseurs seront évaluées;
·
une demande de précisions sur
la façon dont des variations des spécifications pourraient affecter le coût du
projet (par exemple, si du travail supplémentaire est entrepris, quels seraient
les coûts supplémentaires?).
Cette liste n’est nullement
exhaustive, et d’autres considérations peuvent être applicables à un cas
particulier.
L’information la plus importante à inclure dans toutes les spécifications
est le détail du produit ou du service désiré. Dans la mesure du possible, il
est recommandé de prévoir toutes les variations probables aux spécifications du
projet et de les inclure d’emblée dans l’appel d’offres. Les dépassements de
coût se produisent souvent quand les spécifications changent après que les
spécifications initiales ont été élaborées et que les fournisseurs ont été
choisis. La considération attentive de l’étape des spécifications peut éviter à
un projet de dépasser le budget, et maximisera les chances de réussite du
projet
Développement
Le développement est la deuxième étape principale en vue de l’acquisition d’une nouvelle technologie pour des fins électorales. Il suit l’évaluation des besoins et le processus d’approbation qui mène au choix d’un fournisseur, et il précède les étapes des essais et de la mise en œuvre.
La complexité du processus de développement dépend de la complexité de la technologie étant mise en œuvre. Si la technologie est un produit commercial standardisé, l’étape du développement aura déjà en grande partie été menée à bien. Cependant, de nombreuses applications électorales de la technologie exigent davantage que des produits standardisés. Dans certains cas, des produits standardisés peuvent être adaptés ou modifiés pour accomplir des tâches autres que celles pour lesquelles ils ont été conçus. Dans d’autres cas, de nouveaux produits peuvent devoir être conçus pour satisfaire à un besoin propre aux élections.
Le processus de développement implique généralement un travail conjoint de l’OGE et des fournisseurs pour s’assurer que les produits ou services en cause sont adaptés aux buts prévus. Le processus peut être court, pour des produits standardisés, ou long, lorsqu’un produit doit être conçu expressément pour les besoins de l’OGE.
Prérequis du développement
Les étapes suivantes devraient être accomplies dès le début du processus de développement :
<!--[if !supportLists]-->· <!--[endif]-->le besoin de nouvelle technologie a été identifié;
<!--[if !supportLists]-->· <!--[endif]-->on a déterminé que la technologie proposée est abordable;
<!--[if !supportLists]-->· <!--[endif]-->on a établi que la technologie proposée est réalisable et qu’elle convient aux besoins;
<!--[if !supportLists]-->· <!--[endif]-->une analyse de rentabilisation a été acceptée par les autorités compétentes et l’approbation a été obtenue de tous les intervenants internes et externes pertinents;
<!--[if !supportLists]-->· <!--[endif]-->le financement a été assuré pour toute la durée du projet;
<!--[if !supportLists]-->· <!--[endif]-->toute modification législative nécessaire a été obtenue;
<!--[if !supportLists]-->· <!--[endif]-->un plan détaillé de gestion du projet a été préparé;
<!--[if !supportLists]-->· <!--[endif]-->les spécifications détaillées de la technologie désirée ont été élaborées;
<!--[if !supportLists]-->· <!--[endif]-->les fournisseurs de la technologie désirée ont été choisis, suivant un processus de sélection approprié, et des contrats ont été conclus.
Si les spécifications du projet ont été établies de façon minutieuse et complète, elles peuvent guider le développement et servir de critères pour juger de l’accomplissement du projet. Si les spécifications sont superficielles ou incomplètes, l’étape du développement sera plus difficile.
Méthodologie du développement
Le plan de gestion de projet présentera les étapes nécessaires pour développer la nouvelle technologie. Ces étapes devraient comprendre les éléments suivants :
<!--[if !supportLists]-->· <!--[endif]-->la constitution d’une équipe de gestion ayant la responsabilité globale du projet;
<!--[if !supportLists]-->· <!--[endif]-->la constitution d’une équipe technique (qui peut comprendre des membres du personnel ou des consultants internes ou externes) chargée de la gestion technique du projet;
<!--[if !supportLists]-->· <!--[endif]-->l’établissement d’un calendrier de développement;
<!--[if !supportLists]-->· <!--[endif]-->la conclusion d’un accord avec les fournisseurs sur un échéancier de paiement basé sur l’accomplissement des étapes importantes;
<!--[if !supportLists]-->· <!--[endif]-->la mise en place de mécanismes de liaison efficaces avec les fournisseurs, par exemple en prévoyant des réunions périodiques;
<!--[if !supportLists]-->· <!--[endif]-->la consultation des utilisateurs pour déterminer leurs besoins et pour les tenir au courant de l’évolution du projet, ce qui peut se faire en constituant un groupe témoin d’utilisateurs;
<!--[if !supportLists]-->· <!--[endif]-->la communication avec les fournisseurs pour s’assurer que les spécifications sont claires et bien comprises;
<!--[if !supportLists]-->· <!--[endif]-->la communication aux fournisseurs de précisions sur les spécifications et, au besoin, de modifications, selon l’évolution du projet;
<!--[if !supportLists]-->· <!--[endif]-->l’affectation de personnel de l’OGE aux fournisseurs pour travailler étroitement avec eux au développement, s’il y a lieu;
<!--[if !supportLists]-->· <!--[endif]-->la communication aux fournisseurs de commentaires sur les prototypes, les maquettes ou les produits préliminaires;
<!--[if !supportLists]-->· <!--[endif]-->la prise de dispositions avec les fournisseurs pour la livraison des produits ou services à soumettre à des essais, de sorte qu’il y ait suffisamment de temps pour les essais, l’évaluation et la mise en œuvre avant que les produits ne soient utilisés en production.
À la fin de ce processus, les fournisseurs auront fourni un produit prêt pour des essais. Il peut être final ou presque, ou il peut s’agir d’un prototype, tout dépendant de la complexité et de l’originalité du produit. Dans l’un ou l’autre cas, l’OGE doit tester le produit pour s’assurer qu’il convient aux fins prévues.
Essais
Les essais sont la troisième
étape principale dans un projet de technologie. Ils suivent le processus de
développement et précèdent l’étape de la mise en œuvre.
Comme dans le cas du processus de développement, la complexité des essais
dépendra de la complexité de la technologie mise en œuvre. Si la technologie
est un produit standardisé, elle aura déjà subi d’amples essais. Les produits
standardisés peuvent ne pas être parfaits, mais leurs limitations sont habituellement
bien connues.
Cependant, de nombreuses applications électorales de la technologie exigent
davantage que des produits standardisés. Dans certains cas, des produits
standardisés peuvent être adaptés ou modifiés pour accomplir des tâches autres
que celles pour lesquelles ils ont été conçus. Dans d’autres cas, de nouveaux
produits peuvent devoir être conçus pour satisfaire à un besoin propre aux
élections. De tels produits exigeront que l’OGE réalise des essais rigoureux pour
s’assurer qu’ils sont adaptés à leur but prévu.
Le processus d’essai implique généralement un travail conjoint de l’OGE et
des fournisseurs des produits ou des services. La longueur du processus peut varier
considérablement selon la rigueur des essais.
Pour la plupart des technologies, une stratégie d’essai structurée et
documentée devrait être préparée à l’avance. La stratégie doit être conçue pour
vérifier que le produit exécute correctement toutes les fonctions exigées selon
les spécifications.
En particulier, lorsque la technologie doit être utilisée en grande
quantité ou dans des situations de forte pression impliquant des échéances serrées
ou de grandes quantités de données ou d’utilisateurs, il est sage de soumettre
la technologie à des essais de charge pour s’assurer que la technologie tiendra
dans les conditions réelles d’utilisation. Étant donné les fortes pressions en
jeu dans les élections, cet aspect des essais de la technologie est crucial à
la réussite du processus électoral.
La stratégie d’essai, qui fait partie du plan global de gestion de
projet, établit les étapes nécessaires :
· assigner la responsabilité des essais à un comité technique;
·
prendre livraison du
prototype ou de la version de production du système, selon le cas;
·
assembler le système dans un
environnement de test;
· appliquer les essais structurés au système, en prenant note par écrit des
aspects où le système répond ou ne répond pas aux spécifications;
·
établir un panel d’utilisateurs
pour tester le système dans une simulation;
·
faire participer des
intervenants externes aux essais, s’il y a lieu;
· demander aux fournisseurs de corriger tous les problèmes repérés et
soumettre le système à de nouveaux essais;
·
effectuer les essais de forte
charge (après que l’essai initial à faible charge a indiqué que le produit est
adapté au but), simulant aussi étroitement que possible la charge maximum
prévue dans des conditions réelles;
· faire vérifier par des auditeurs indépendants l’intégrité des codes
sources et les déposer auprès d’un tiers, s’il y a lieu;
·
fournir un rapport sur les
résultats des essais au comité technique et au comité de gestion;
· passer à la mise en œuvre du système une fois qu’il a satisfait à tous
les essais et que la direction a donné son accord.
Jusqu’à cette étape, les essais ont visé seulement des prototypes ou des
quantités limitées du produit exigé; la version de production du système devra
être testée de nouveau après installation, en particulier lorsque le produit
est utilisé en réseau ou dans des lieux éloignés.
Une fois que la version
de production a été fournie et que les essais ont été réussis, l’étape de la
mise en œuvre peut commencer.
Mise en œuvre
Le
processus de mise en œuvre est la dernière grande étape d’un projet de
technologie, après les essais. Malgré tout le travail nécessaire pour arriver à
ce stade, cette étape peut être la plus difficile, puisqu’elle vise l’utilisation
réelle de la technologie en mode exploitation.
Tout comme dans les processus de développement et d’essai, la complexité
du processus de mise en œuvre dépendra de la complexité de la technologie mise
en œuvre. Si la technologie est un produit standardisé, elle peut être
relativement facile à déployer et utiliser. En outre, la technologie peut être
familière aux utilisateurs, si elle ne s’écarte pas radicalement d’une technologie
déjà utilisée.
Cependant, lorsque la technologie mise en œuvre est nouvelle, non testée
ou sensiblement différente des pratiques précédentes, le processus de mise en œuvre
exigera des soins particuliers.
La stratégie de mise en œuvre, qui devrait s’insérer dans le plan global
de la gestion du projet, prévoira les étapes nécessaires pour tester la
nouvelle technologie. Une stratégie de mise en œuvre d’un nouveau système de
technologie à utiliser à un événement électoral pourrait comprendre les étapes
suivantes :
·
assigner la responsabilité
de la mise en œuvre à un comité technique approprié et à un comité de gestion
approprié;
·
prendre livraison de la
version d’exploitation du système;
·
assembler et déployer le
système au besoin;
·
effectuer les essais finaux de
tous les éléments de la version d’exploitation du système;
·
au besoin, apporter des
ajustements au système, les tester et les faire approuver;
·
préparer la documentation de
système, telle que manuels techniques, manuels d’utilisateur et outils de
formation;
·
recruter ou désigner le
personnel qui exploitera le système, s’il y a lieu;
·
former les utilisateurs pour
exploiter le nouveau système;
·
démontrer le fonctionnement du
nouveau système aux intervenants, s’il y a lieu;
·
mener une campagne d’éducation
publique, s’il y a lieu;
·
saisir les données dans le
système tel que nécessaire (il peut s’agir de données établies, telles que les détails
des lieux de vote, ou de nouvelles données, telles que des résultats d’élection);
·
vérifier les données au
besoin (par exemple, en saisissant deux fois toutes les données et en comparant
les deux versions, en chargeant un deuxième agent de vérifier les données
saisies ou en soumettant les données à des contrôles de cohérence informatisés);
·
faire des copies de sécurité
des programmes et des données avant un événement électoral;
·
contrôler toute mise à jour en
assurant une gestion rigoureuse des versions de sorte que seule la version
correcte des données ou des logiciels soit utilisée;
·
assurer l’entretien du
système en suivant un plan consigné par écrit au besoin;
·
veiller à ce que les
systèmes de secours pertinents soient en place y compris, au besoin, des systèmes
manuels;
·
assurer au besoin la
disponibilité d’un approvisionnement électrique de secours;
·
exploiter le système pendant
l’événement électoral;
·
assurer la disponibilité des
équipes techniques et d’entretien nécessaires pour la bonne marche de
l’événement électoral;
·
sauvegarder les données
pendant et après l’événement électoral;
·
conclure l’événement
électoral;
·
dresser un bilan avec les utilisateurs
du système et évaluer son fonctionnement;
·
préparer une proposition
pour améliorer le système ou le réutiliser lors de l’événement électoral, s’il
y a lieu;
·
entretenir le système s’il y
a lieu;
·
mettre en œuvre tous les
perfectionnements approuvés.
Chronologie du développement et de la mise en œuvre
Dans la plupart des cas, une nouvelle technologie ne peut pas être mise
en œuvre rapidement sans risque d’échec. C’est particulièrement vrai dans le
domaine électoral où la technologie nécessaire à une élection doit fonctionner
efficacement dès la première fois.
Le temps nécessaire au développement et à la mise en œuvre d’une nouvelle
technologie dépendra de la complexité de la technologie en cause. S’il s’agit
d’un produit standardisé, la mise en œuvre peut se faire rapidement.
Cependant, de nombreuses applications électorales de la technologie exigent
davantage que des produits standardisés. Dans certains cas, des produits
standards peuvent être adaptés ou modifiés pour accomplir des tâches autres que
celles pour lesquelles ils ont été conçus. Dans d’autres cas, de nouveaux
produits peuvent devoir être conçus pour satisfaire à un besoin propre aux
élections.
Dans ces cas, le temps nécessaire pour compléter un projet ne doit pas
être sous-estimé.
Les listes de contrôle fournissent une bonne indication du nombre de
tâches qui doivent être accomplies pour la mise en œuvre de la technologie
électorale et de leur complexité.
Les tâches requises pour mettre en œuvre un projet technologique complexe
tel que l’enregistrement informatisé des électeurs ou un système de vote
électronique peuvent exiger des mois ou même une année ou plus. Dans de
nombreux cas, plus il y a de temps disponible, plus grande sera la probabilité
de réussite.
Il n’est pas facile de prévoir le temps nécessaire pour mettre en œuvre
un projet de technologie en gestion électorale. Il varie en fonction de la
complexité du projet et des ressources disponibles. Cependant, quelques
exemples des projets réels peuvent fournir des indications.
La mise en œuvre d’un type particulier de technologie électorale est
censée faire partie d’une stratégie globale de technologie de l’information d’un
OGE, et les OGE doivent s’assurer que le temps et les ressources voulus sont
disponibles pour le projet.
Le cycle électoral de chaque OGE aura un impact sur le temps disponible
pour accomplir des projets. Un OGE ayant un cycle électoral court (deux ans
entre élections principales, par exemple), doit déterminer s’il est possible de
mettre en œuvre la nouvelle technologie pendant cette courte fenêtre d’opportunité,
ou s’il vaut mieux la prévoir pour l’élection suivante dans le cycle.
Les OGE qui ont un cycle électoral plus long, par exemple quatre ou cinq
ans entre élections principales, disposent d’autant plus de temps.
Ce peut toutefois être une erreur d’accorder trop de temps pour accomplir
un projet de technologie. La technologie évolue si rapidement dans les années
2000 que certains aspects de la technologie sont désuets après quelques années.
C’est là une raison de retarder autant que possible l’achat et l’installation de
matériel et de logiciel. Ceci ne signifie cependant pas que les étapes de
planification et de développement doivent attendre jusqu’au dernier moment. Un
plan de projet peut débuter et les premières étapes du projet peuvent être
accomplies en prévision d’une technologie plus pointue qui deviendra disponible
vers la fin du cycle du projet.
Il y a essentiellement quatre étapes à la méthode recommandée de
développement et de mise en œuvre d’un projet :
·
évaluation des besoins, analyse
de rentabilisation et établissement des spécifications du projet;
·
processus de développement;
·
processus d’essais;
·
processus de mise en œuvre.
Un délai suffisant doit être prévu à chaque étape pour s’assurer que la
technologie est mise en œuvre efficacement.
La première étape, qui comprend l’évaluation des besoins, l’analyse de
rentabilité et l’établissement des spécifications du projet, peut prendre plus
de temps que prévu. Des intervenants externes peuvent devoir être consultés
pendant cette étape, et d’autres événements doivent souvent se produire, tels
que l’approbation du gouvernement et l’adoption de mesures législatives. En
conséquence, l’OGE a souvent peu de pouvoir pour accélérer le processus.
En particulier, les demandes de financement peuvent devoir respecter le cycle
normal du budget gouvernemental, ce qui signifie qu’il peut y avoir une seule
possibilité dans un exercice budgétaire d’obtenir des fonds. Si cette échéance est
ratée, l’OGE peut devoir attendre jusqu’à l’année suivante.
Une façon d’accélérer cette étape du projet est d’entreprendre plusieurs aspects
du processus en même temps. Par exemple, une fois que le besoin de nouvelle
technologie a été établi et que l’approbation (de principe) a été obtenue, les
autres éléments du projet tels que l’analyse de rentabilisation, l’approbation
financière, la consultation des intervenants, l’établissement des spécifications
et les modifications à la législation ou la réglementation peuvent s’accomplir
en parallèle. Cependant, un OGE doit veiller à ne pas excéder sa capacité
d’action : par exemple, une analyse de rentabilisation bâclée peut mener
au refus du financement du projet.
En ce qui concerne le développement du projet, le délai à prévoir pour la
deuxième étape dépendra de la complexité du projet. Les fournisseurs potentiels
devraient pouvoir fournir une indication du temps nécessaire pour des projets
particuliers. Encore une fois, des produits standardisés permettront d’avancer plus
rapidement que des produits qui doivent être conçus, programmés ou fabriqués
sur mesure.
L’OGE peut devoir affecter du personnel aux fournisseurs pour les aider et
leur permettre de respecter les échéances de développement, en particulier lorsque
les produits sont conçus en fonction des besoins particuliers de l’OGE.
La troisième étape, pour les essais peut également prendre plus de temps
que prévu. Le temps nécessaire dépendra de la complexité et de la nouveauté du
projet. Les essais d’un produit spécialement conçu exigeront généralement des
semaines ou des mois. Et il faudra encore davantage de temps pour le développement
ultérieur et si les essais indiquent que le produit exige des modifications.
Il est très important de résister à la tentation d’accélérer l’étape des essais.
Des essais rigoureux permettent de repérer des points faibles qui pourraient
autrement s’avérer désastreux.
En communiquant avec d’autres OGE ou des organismes d’autres domaines, on
peut repérer des projets similaires à celui à l’étude, ce qui peut aider à
déterminer le temps nécessaire pour les diverses étapes de la mise en œuvre du
projet.
À la phase de la mise en œuvre, la technologie est déployée et préparée à
l’utilisation. La liste des tâches à accomplir à ce stade est longue et diversifiée.
Comme une mise en œuvre efficace est cruciale à la réussite du projet, un délai
suffisant devrait être accordé à ce processus.
Il devrait être possible à la phase de la mise en œuvre de mener simultanément
plusieurs activités. Par exemple, le déploiement du système peut avoir lieu en
même temps que la formation des utilisateurs, la saisie préliminaire de données
peut avoir lieu pendant la planification de moyens de dépannage, et ainsi de
suite. Cependant, certaines activités doivent se dérouler avant d’autres. Par
exemple, la préparation de la documentation de formation et le recrutement de
personnel doivent se produire avant que la formation des utilisateurs ne puisse
commencer.
En résumé, le développement et la mise en œuvre de la nouvelle
technologie prennent généralement plus de temps que prévu, et tous les efforts
devraient être déployés pour consacrer le maximum de temps possible à tout projet
de nouvelle technologie.
Conversion de données
L’adoption d’une nouvelle technologie pour des fins électorales peut entraîner
des changements mineurs ou des changements radicaux. Dans l’un ou l’autre cas,
il peut être nécessaire de convertir des données du format de l’ancien système à
celui du nouveau. Cette conversion peut exiger beaucoup de temps et de ressources,
et doit être soigneusement étudiée lors de l’évaluation et du choix de
nouvelles technologies.
Dans la transition d’un logiciel de bureautique à un autre, la conversion
des données peut ne guère poser de problèmes, dans la mesure où les logiciels sont
souvent dotés de convertisseurs automatiques.
Cependant, lorsque les données sont stockées dans des systèmes
obsolescents, en particulier ceux qui ne sont plus soutenus par les entreprises
qui les ont créés, la conversion de données peut être un problème sérieux. Dans
ces cas, il peut être difficile, sinon impossible de convertir les données dans
un format qui peut être utilisé par le nouveau logiciel.
Il y a un certain nombre de stratégies qui peuvent réduire au minimum les
problèmes de la conversion de données :
·
sauvegarder régulièrement
les données dans un format standard non protégé, tel qu’ASCII (format
standardisé pour l’échange de l’information);
·
mettre à jour les logiciels
régulièrement pour s’assurer non seulement qu’ils sont conformes aux normes
courantes, mais que les données peuvent être automatiquement converties en formats
plus nouveaux;
·
utiliser des formats de
données standardisés entre applications;
·
conserver une documentation
sur la collecte de données, les pratiques de stockage et l’archivage;
·
marquer clairement les
données archivées, de sorte qu’elles puissent être identifiées à l’avenir;
·
veiller à ce que les données
soient conservées au moyen d’un support de stockage courant, de sorte qu’elles
puissent être lues par la suite. À mesure que des dispositifs de stockage de
données nouveaux et plus efficaces sont conçus, les anciens dispositifs cessent
souvent d’être soutenus par la technologie courante. C’est le cas de divers types
de bandes magnétiques qui étaient jadis largement répandues pour stocker les
données. En conséquence, plusieurs institutions ne peuvent plus accéder à des données
importantes;
·
veiller à ce que les
systèmes d’exploitation des ordinateurs soient capables de partager les données
avec les nouveaux systèmes d’exploitation, puisque les données stockées en
utilisant un système d’exploitation obsolescent peuvent être irrécupérables;
·
assurer les moyens de
convertir les données stockées dans un système qui va être remplacé par un
nouveau. Il faut tenir compte non seulement du support de stockage, mais
également du matériel et du logiciel qui permettent la manipulation des données;
·
conserver des copies papier des
données cruciales de sorte qu’en dernier ressort, il soit possible de les convertir
en les saisissant de nouveau ou par lecture optique de la copie papier.
Des problèmes de conversion se posent souvent quand il s’agit de mettre à
jour des systèmes en utilisant les produits de différentes entreprises. De
nombreux logiciels comprennent des programmes qui convertissent en leur propre
format des données stockées par un autre programme, mais ceci ne concerne habituellement
que les logiciels les plus répandus.
Quand on envisage un nouveau logiciel, il est important de vérifier si
les données existantes devront être converties dans un nouveau format et
comment elles pourront l’être. Même lorsque les moyens de conversion existent,
certaines fonctions peuvent ne pas être assurées par le nouveau logiciel. En
conséquence, certaines données peuvent se perdre, et la conversion des données
peut exiger énormément de travail.
Intégration et compatibilité des systèmes
Un grand nombre
de différents systèmes de technologie peuvent être utilisés pour des fins
électorales. Ces systèmes ont souvent la capacité de partager des données et des
logiciels. La capacité de la technologie peut être amplifiée si ces systèmes
sont intégrés et compatibles entre eux.
La
meilleure manière d’y parvenir est d’inclure ces deux éléments dans la
stratégie globale de technologie de l’information de l’organisation. Cette
stratégie peut être utilisée pour s’assurer que du matériel et des logiciels
compatibles sont achetés pour tous les divers systèmes utilisés au sein de
l’organisation.
Intégration des systèmes
La plupart des systèmes informatiques électoraux dépendent des données.
Une grande partie de l’information tenue par les OGE est utilisée pour plus d’un
but. Par exemple, des listes de noms sont utilisées pour l’enregistrement des électeurs,
la confection des bulletins de vote, la gestion des lieux de vote, l’affectation
du personnel, la présentation des candidats, les résultats d’élection et ainsi
de suite.
En intégrant les divers systèmes utilisés par les OGE, il est possible de
réduire au minimum la saisie de données et de maximiser l’exactitude de données
en prévoyant que des genres particuliers de données sont saisies, stockées et conservées
dans un seul endroit. Ainsi, un fichier de données contenant des listes de noms
peut être tenu et entretenu par le personnel responsable de la délimitation des
circonscriptions et être partagé par toutes les autres applications qui ont
besoin d’utiliser ce fichier de données. Le même principe peut être appliqué à
n’importe quel fichier de données dans un système intégré.
Il y a de nombreux avantages à éviter le dédoublement des données. On peut
réduire sensiblement les coûts de personnel en supprimant le travail requis
pour saisir les données plusieurs fois. On réduit également le risque que des
données contradictoires ou périmées soient tenues par l’OGE.
Autre avantage de l’intégration de systèmes, pour l’utilisateur, les
différences entre les divers systèmes peuvent être plus petites que dans le cas
de systèmes autonomes, et dans certains cas, elles peuvent être imperceptibles.
Des systèmes peuvent être intégrés au point où, en ce qui concerne l’utilisateur,
il y a seulement un système. Ceci peut réduire des coûts de formation et accroître
la productivité.
L’intégration des systèmes et le partage des données par divers systèmes créent
quelques risques. L’intégration doit être soigneusement planifiée et
documentée, de sorte que les changements dans un système n’aient pas des
conséquences fortuites dans d’autres.
La quantité de travail requis pour changer un système intégré tend à être
plus grande que pour des systèmes autonomes. Des systèmes intégrés risquent également
des défaillances généralisées si un problème se produit dans une partie de la
structure, ce qui ne se produit pas dans des systèmes autonomes. Cependant, les
avantages des systèmes intégrés sont souvent supérieurs aux inconvénients.
Compatibilité des systèmes
La compatibilité entre systèmes est liée à la question de l’intégration.
Afin de partager des données entre systèmes et pour que les utilisateurs aient un
accès continu aux systèmes avec des interfaces communes, les divers systèmes
doivent être compatibles. Dans ce contexte, la compatibilité signifie le
partage de matériel, de systèmes d’exploitation et de logiciels compatibles.
Une manière d’assurer la compatibilité est d’utiliser du matériel doté
des mêmes systèmes d’exploitation et de fonctionnalités, ce qui est souvent réalisé
en achetant tout le matériel d’un même fournisseur, et en même temps d’utiliser
la suite de logiciels intégrés d’un seul fournisseur. Alors que cette façon de
faire peut enfermer un OGE dans une relation à long terme avec des fournisseurs
particuliers, réduisant de ce fait la possibilité de réaliser des économies
grâce à la concurrence, elle maximise la compatibilité des divers composants
des systèmes.
Un autre avantage à utiliser des systèmes compatibles dans tout l’OGE (ou
éventuellement dans un ensemble plus vaste d’organismes gouvernementaux) est la
possibilité de réduire sensiblement les coûts d’entretien et de mise à niveau. Lorsque
les systèmes sont communs, le personnel technique devra apprendre à connaître un
plus petit ensemble de matériel et de logiciel que si une plus grande variété
de systèmes est en service. Des économies d’échelle peuvent également se
matérialiser lorsque le même matériel et le même logiciel sont achetés en vrac.
Les coûts de formation sont également réduits si les divers systèmes sont
compatibles. En particulier, si tout le logiciel en service est du même
fournisseur, les commandes et processus communs s’appliqueront généralement
partout, ce qui facilitera la formation des utilisateurs.
Les logiciels compatibles sont utiles même lorsque les systèmes ne sont
pas intégrés. L’utilisation de logiciels compatibles fait en sorte que divers
genres de fichiers – tels que les documents de traitement de texte, feuilles de
calcul, fichiers de données et courrier électronique – peuvent être partagés
entre les employés de divers endroits, sans problèmes de conversion de données
ou de lecture des fichiers.
Un problème à garder à l’esprit est la compatibilité entre différentes versions
d’un même logiciel. Un logiciel est régulièrement mis à jour, dans la plupart
des cas tous les deux à trois ans en moyenne. Entre les mises à jour
principales, des mises à jour mineures peuvent être prévues, principalement
pour corriger des problèmes ou des bogues. Il est important de contrôler ce
processus de contrôle des versions, pour s’assurer que tous les utilisateurs
sont équipés de la même version du logiciel. Si les utilisateurs ont des versions
différentes, des problèmes de compatibilité peuvent surgir.
Des gains en efficience peuvent également être obtenus en choisissant des
systèmes qui sont compatibles avec ceux d’agences externes. Certains gouvernements
ont adopté des normes de technologie pour l’ensemble de leur administration, ce
qui permet d’étendre à un éventail d’organismes les avantages et les économies
d’échelle des systèmes communs.