Structure de gestion
Un élément crucial de la mise en œuvre de la nouvelle technologie est la
désignation d’une structure de gestion responsable du projet.
Le type de structure de gestion adopté pour un projet donné dépendra de
la taille de l’organisation et de la complexité du projet. Cependant, il y a
quelques principes généraux.
La structure de gestion d’un grand projet de technologie devrait comprendre
le dirigeant de l’OGE, ou relever directement de lui. Cette exigence découle de
l’importance de la technologie dans l’administration électorale. La technologie
est devenue si cruciale à l’organisation réussie des élections que la haute
direction devrait participer étroitement à sa mise en œuvre.
Une structure de gestion générale de la technologie d’un OGE peut être
établie dans le cadre de la stratégie globale de technologie de l’information
de l’organisme. Ceci assurera une approche cohérente de la gestion de la
technologie au sein de l’OGE. En outre, tous les gestionnaires concernés
connaîtront le contexte global dans lequel se situe tout projet particulier.
Une structure de gestion de la technologie d’un OGE peut comprendre :
·
un comité d’orientation de niveau
supérieur présidé par le directeur général (ou se rapportant directement au
directeur général) et comprenant les cadres supérieurs pertinents, chargé de
fixer l’orientation globale, recevant les rapports des comités de niveau
inférieur et approuvant les projets;
·
un comité de niveau intermédiaire
pour chaque grand projet ou ensemble de projets, présidé par le cadre supérieur
responsable (un membre du comité de niveau supérieur) et comprenant des
directeurs et des cadres techniques de tous les secteurs intéressés au projet, chargé
de surveiller le projet, faisant rapport au comité du niveau supérieur,
recevant les rapports du comité technique de niveau inférieur et approuvant les
détails du projet;
·
un comité technique de
niveau inférieur pour chaque projet, présidé par un membre du comité du niveau intermédiaire
et comprenant des agents du projet et des agents techniques participant directement
au projet, chargé de surveiller au jour le jour les travaux techniques du
projet et de faire rapport au comité du niveau intermédiaire.
Les buts principaux d’une structure de gestion de la technologie sont d’établir
la stratégie globale de technologie de l’information et d’approuver et de
suivre les diverses étapes du développement et de la mise en œuvre des projets.
Les comités du niveau supérieur se préoccupent des questions d’orientation générale
et de stratégie, les comités de niveau intermédiaire s’assurent que les projets
sont conduits conformément à la stratégie fixée, et les comités techniques de
niveau inférieur veillent à tous les détails techniques.
En particulier, les comités de gestion de la technologie s’assurent que
les échéances et les normes sont respectées. Dans le domaine électoral, les projets
qui prennent du retard, qui omettent des essais essentiels ou qui négligent les
normes sont voués au désastre. Il incombe à la gestion de fixer des échéances
et des normes réalistes. La gestion devrait également prévoir des plans en cas de
problèmes.
Il est important que les responsabilités soient clairement définies, de
sorte que les intervenants puissent agir avec assurance et que tous les aspects
d’un projet soient couverts. Les domaines de responsabilité peuvent être
décrits dans le plan de développement et de mise en œuvre de projet.
Les cadres supérieurs gérant la technologie ne sont pas tenus de posséder
des qualifications ou des connaissances en technologie, mais il est
manifestement avantageux qu’ils en aient. Alors que les opérations électorales
deviennent de plus en plus dépendantes de la technologie, les politiques de
gestion et les décisions mettent de plus en plus en cause des questions technologiques.
Les directeurs sans qualifications ou connaissances directes en technologie
devront compter sur des conseillers techniques. Pour éviter une dépendance
complète ou la prise de décisions mal fondées, les directeurs ont avantage à
posséder des qualifications technologiques.
Le nombre de cadres supérieurs sans expertise technique diminuera sans
doute avec le temps. Au fur et à mesure que la technologie devient plus répandue
dans les OGE et d’autres agences, et indispensable à un éventail plus vaste de leur
personnel, le recrutement des dirigeants privilégiera vraisemblablement les
candidats versés en technologie. Cette évolution devrait améliorer la gestion
de la technologie à l’avenir.
Administration des systèmes informatiques
Comme les OGE doivent utiliser divers systèmes
informatiques, ils ont aussi souvent besoin de services d’administration
spécialisés. En matière de gestion de l’informatique, les pratiques suivantes
sont recommandées :
·
repérer les services qui doivent
être automatisés;
·
veiller à ce que la technologie
de l’information (TI) bénéficie de l’appui de tous les intervenants et de tous les
utilisateurs, et que ceux-ci comprennent le rôle de la TI;
·
évaluer les coûts totaux, y
compris pour l’entretien et le développement de logiciels spécialisés;
·
dresser un inventaire complet du
matériel informatique et des périphériques;
·
fixer des normes pour le
matériel informatique et le logiciel;
·
préparer une documentation claire
sur toutes les procédures devant être suivies sur une base régulière afin de
faire fonctionner les systèmes informatiques et entretenir les ordinateurs et
les périphériques;
·
contrôler le respect des
politiques établies en matière de TI;
·
préparer des manuels d’utilisateur
et autre documentation pour les systèmes informatiques, de manière à ce que
tout nouvel employé devant utiliser un système puisse y parvenir en peu de
temps;
·
planifier le remplacement des
systèmes informatiques;
·
évaluer la compétence du
personnel nécessaire au développement, à la mise en œuvre, à l’exploitation et
à l’entretien des systèmes informatiques.
·
prévoir un programme de
formation continue afin de maintenir le personnel à jour;
·
organiser de la formation pour
les utilisateurs quand c’est nécessaire;
·
évaluer les risques de sécurité
des systèmes informatiques, installer des coupe-feu et des logiciels antivirus,
et veiller à ce que les logiciels de sécurité soient régulièrement mis à jour;
·
prévoir des procédures de
sécurité y compris le contrôle de l’accès aux systèmes, des procédures de
sauvegarde et des plans de rétablissement en cas de désastre.
Cela dit, selon la taille et le budget de l’OGE,
il peut être plus commode et plus économique de confier certaines de ces tâches
à des fournisseurs de services externes. L’OGE peut ainsi obtenir des services de
spécialistes sans tous les coûts associés à l’embauche d’un consultant
permanent dans le personnel.
Selon la plate-forme informatique utilisée,
il existe des logiciels spécialisés qui peuvent être utilisés pour contrôler et
gérer les systèmes informatiques d’un OGE. Un tel logiciel peut exécuter un diagnostic,
analyser le rendement et la disponibilité des systèmes et repérer les problèmes
qui doivent être réglés. Comme les exigences augmentent à l’égard des systèmes
informatiques, le contrôle du rendement devient plus important. Il permet de
reconnaître le besoin de mettre un système à niveau ou de modifier sa capacité
pour satisfaire à la demande grandissante.
Si l’OGE décide d’externaliser la gestion
de ses systèmes informatiques, les relations avec les fournisseurs doivent faire
l’objet d’un contrat soigneusement rédigé, dont la mise en œuvre sera régulièrement
contrôlée afin de diminuer les risques à compter sur un tiers pour des services
technologiques.
**Autres considérations
Les systèmes informatiques sont complexes,
et le nombre de tâches associées à leur développement et leur exploitation fait
de l’administration des systèmes informatiques un élément important dans la
gestion de la technologie.
Selon la taille de l’OGE, il est recommandé
d’établir une administration des systèmes informatiques et une stratégie
globale en matière de technologie de l’information. Ceci assurera une approche cohérente de la gestion de la technologie au
sein de l’OGE. En outre, tous les gestionnaires concernés connaîtront le
contexte global dans lequel se situe tout projet particulier.
Toute technologie informatique s’appuie sur
du matériel. En conséquence, la gestion du matériel est une partie importante de
la mise en œuvre de la technologie. Le matériel typique peut comprendre les
éléments suivants :
·
ordinateurs individuels (en
réseau ou autonomes);
·
serveurs de réseau;
·
dispositifs de stockage de
sauvegarde;
·
imprimantes;
·
photocopieurs;
·
périphériques d’ordinateur;
·
machines de vote;
·
balayeurs optiques;
·
équipement de communication.
Idéalement, le matériel est acheté
conformément à la stratégie globale de technologie de l’information de l’organisation.
L’achat de tout le matériel auprès de fabricants ou fournisseurs communs
favorise la compatibilité du matériel, par rapport au recours à une gamme de
fabricants ou fournisseurs.
Des registres peuvent être utilisés pour suivre
le matériel. Des codes à barres placés sur le matériel et des lecteurs de codes
à barres facilitent le contrôle.
Le bon fonctionnement de tout le matériel
peut être assuré par un programme structuré d’entretien prévoyant des
interventions régulières ainsi que l’inspection par des techniciens.
La gestion des serveurs est
particulièrement importante. Du fait que les systèmes en réseau se fondent sur
le fonctionnement efficace de leurs serveurs, la mise en place de systèmes
serveurs fiables est une priorité. Les systèmes serveurs comprennent généralement
une gamme de moyens de protection pour s’assurer que les interruptions de
services sont réduites au minimum ou éliminées et que les données sont
régulièrement sauvegardées. Ces moyens peuvent comprendre le recours à des
batteries de serveurs et la conservation simultanée des données sur divers disques
durs et ordinateurs, et la mise en place de diverses options de branchement des
postes de travail aux serveurs.
Gestion des télécommunications
La gestion des communications est très
importante lorsque les systèmes sont en réseau et que les lieux de travail sont
dispersés géographiquement. Les communications peuvent comprendre tout système
distribuant le son, les images ou les données. Dans le contexte électoral, il englobe
d’habitude toute communication envoyée par télégramme ou transmise par radio ou
par micro-ondes.
L’administration de réseau est
particulièrement cruciale au bon fonctionnement d’un système informatique en
réseau, lorsque les données sont partagées sur des serveurs. Si le réseau
connaît une défaillance, elle peut empêcher l’organisation de fonctionner
efficacement.
L’administration de réseau est une fonction
spécialisée qui devrait être gérée par des techniciens formés. Consultez des spécialistes
des réseaux pour bénéficier de leurs conseils sur vos besoins particuliers.
Gestion de bases de données
La gestion de bases de données est un autre
élément important dans l’administration des systèmes informatiques. Les bases
de données ont plusieurs applications dans le domaine électoral, et la taille
potentielle ainsi que la complexité de ces bases de données exigent une gestion
prudente pour maximiser leur potentiel.
Les bases de données efficaces sont
soigneusement conçues et documentées. Des normes communes concernant par
exemple les noms et la structure des champs doivent être établies et respectées.
Idéalement, les bases de données d’un OGE
seront intégrées à la gamme d’applications utilisées par l’OGE de sorte que les
données communes puissent être utilisées par toutes les applications. On pourra
ainsi réduire le dédoublement des données et assurer la plus grande exactitude
possible des données.
Une structure de gestion des bases de
données est souvent un moyen efficace d’approuver et de coordonner la
conception des bases de données de sorte que les normes soient respectées et que
les données ne soient pas dédoublées inutilement.
Soutien technique
Un élément important de toute administration
des systèmes informatiques est la fonction de soutien technique. Le soutien technique
a au moins deux buts : résoudre tout problème que les utilisateurs ont
avec le système et les aider à utiliser le système plus efficacement. Le soutien
technique peut aussi être chargé de contrôler l’accès des utilisateurs aux
systèmes par le biais des droits de connexion et des mots de passe.
Dans un petit OGE, le soutien technique
peut être assuré par un seul agent. Dans un grand OGE, une équipe de soutien technique
peut compter plusieurs personnes. Dans certains cas, il peut y avoir plusieurs
équipes de soutien technique, affectées à différentes fonctions ou à différents
bureaux régionaux. La fonction de soutien technique peut être assurée par le personnel
interne, ou confiée à des fournisseurs externes. Le soutien technique peut
aussi être partagé avec d’autres agences, particulièrement dans le cas de systèmes
informatiques desservant l’ensemble du gouvernement.
Les services de soutien technique sont
généralement les plus efficaces quand ils sont pourvus en personnel compétent
capable de fournir l’aide voulue rapidement et d’obtenir l’aide de personnel spécialisé
au besoin. Dans certains cas, l’aide est disponible immédiatement. Dans d’autres
cas, les demandes d’aide doivent être enregistrées et traitées une fois que le
personnel est disponible.
Lorsque les demandes d’aide doivent être classées
en ordre de priorité, le fait d’avoir une structure formelle en place permet au
personnel du soutien technique de décider quelle demande doit être traitée en
premier lieu. Une telle structure sera plus efficace si elle est négociée et convenue
avec les utilisateurs de sorte qu’ils sachent quelle priorité est accordée à
divers genres de demandes et quel est le niveau d’aide auquel ils peuvent s’attendre.
Il est utile que le service de soutien
technique enregistre toutes les demandes d’aide technique et tienne des
statistiques sur les genres de demandes et le temps mis à apporter une
solution. Il sera ainsi plus facile de repérer les problèmes qui pourraient justifier
de la formation ou une amélioration du matériel ou des méthodes.
Bibliothèque de système et distribution de logiciels
Lorsqu’un logiciel est installé sur un grand
nombre d’ordinateurs dans une organisation, il est souhaitable que ce soit dans
tous les cas la même version du logiciel. L’utilisation d’une version commune fait
en sorte que les divers fichiers – comme les documents de traitement de texte, les
chiffriers, les fichiers de données et le courrier électronique – puissent être
partagés entre le personnel de divers bureaux sans souci de conversion de
données ou d’incapacité à lire des fichiers.
La façon d’assurer cette uniformité,
surtout dans une grande organisation, est d’établir une bibliothèque de système
recensant les logiciels utilisés et de contrôler la distribution des logiciels au
moyen d’un processus documenté.
Un tel processus vise en particulier à
surveiller les versions différentes d’un même logiciel. Tout logiciel est
régulièrement mis à niveau, en moyenne tous les deux à trois ans. Entre les mises
à niveau principales, des mises à niveau mineures ou des correctifs logiciels peuvent
être diffusés, principalement afin de corriger des problèmes ou des bogues. Il
est important de gérer ce processus de contrôle des versions, pour s’assurer
que tous les utilisateurs sont équipés de la même version du logiciel. Si les utilisateurs
ont des versions différentes, il peut en découler des problèmes de
compatibilité, des problèmes de
compatibilité peuvent surgir.
La manière la plus efficace de gérer le
contrôle des versions est de refuser aux utilisateurs le droit de mettre un
logiciel à niveau ou installer un nouveau logiciel eux-mêmes. Les mises à
niveau doivent être effectuées sur instruction des administrateurs du système, d’une
façon contrôlée suivant un plan de stratégie de technologie.
Cela soulève alors la question de savoir
quand adopter une nouvelle version d’un logiciel.
Gestion des utilisateurs
Les utilisateurs doivent être gérés par
leurs administrateurs de systèmes. La gestion des utilisateurs concerne
notamment les éléments suivants :
· communiquer les noms d’utilisateur et mots de passe pour l’accès au
système;
· gérer
les droits d’accès (de sorte que les utilisateurs puissent seulement accéder aux
données qu’ils ont le droit de voir, par exemple en créant des répertoires de
fichiers distincts assortis de différents droits d’accès);
· affecter
une capacité de stockage aux utilisateurs, et veiller à ce qu’ils n’excèdent
pas leur limite;
· veiller
à ce que les utilisateurs respectent les normes et exigences du système (par
exemple en ce qui concerne les noms et la structure des fichiers) ainsi que le
protocole (par exemple en ce qui concerne le langage et le contenu acceptables).
Fournitures informatiques et consommables
Les dépenses consacrées aux systèmes
informatiques ne se limitent pas à l’achat initial du matériel et du logiciel. Une
variété de fournitures et consommables sont nécessaires au fonctionnement d’un système
informatique :
· papier pour imprimantes, photocopieurs et télécopieurs;
· encre
et cartouches pour imprimantes, photocopieurs et télécopieurs;
· lubrifiant
pour différentes machines ayant des pièces mobiles;
· pièces
de rechange pour divers articles;
· dispositifs
de stockage tels que disquettes, bandes magnétiques et CD;
· diverses
sortes de câbles;
· produits
de nettoyage;
· outils
pour l’entretien.
Entretien
Les systèmes informatiques ne se soignent pas
d’eux-mêmes. Ils doivent être entretenus. L’entretien des systèmes
informatiques comprend trois grandes catégories :
· entretien du matériel;
· entretien
des systèmes;
· entretien
de l’information.
Entretien du matériel
La stratégie globale de l’organisation en
matière de technologie de l’information peut prescrire un programme d’entretien
du matériel. Chaque pièce d’équipement exige en général un entretien régulier. Les
fabricants ou les fournisseurs de matériel donnent généralement des indications
sur les besoins d’entretien.
La responsabilité de l’entretien de routine
peut être précisée dans la structure de gestion de la technologie de l’information.
Il est préférable (et souvent essentiel) que l’entretien soit effectué par des
techniciens qualifiés. Ceci exige habituellement le recours à des fournisseurs externes.
Dans certains cas, l’entretien régulier peut
être compris dans le contrat d’achat ou de location du matériel. Cette pratique
est souvent souhaitable du fait que l’entretien est alors compris dans le
budget initial du matériel, ce qui évite le risque que les fonds ne sont pas disponibles
par la suite.
Une intervention peut aussi être nécessaire
quand le matériel tombe en panne ou ne donne pas son rendement normal. Des dispositions
à cette fin peuvent aussi être prévues par la stratégie globale de technologie
de l’information de l’organisation. Des ententes préalables peuvent être
conclues avec des spécialistes de l’entretien et de la réparation, en précisant
la priorité entre les divers besoins. Il sera ainsi possible de régler de tels problèmes
aussi rapidement que nécessaire, à un prix prédéterminé.
Par exemple, un programme peut être dressé,
indiquant les éléments cruciaux qui doivent être réparés dans un délai d’une
heure, d’autres qui peuvent l’être dans les 24 heures et d’autres encore, dans
la semaine. Le coût du service sera généralement plus élevé lorsqu’une
intervention plus rapide est exigée.
Entretien des systèmes
Les systèmes de logiciel exigent un
entretien constant. Par exemple, les tâches suivantes doivent être
effectuées :
· créer des structures de fichiers logiques et veiller à ce que les
utilisateurs sachent comment ils doivent les utiliser
· contrôler
l’accès des utilisateurs aux systèmes;
· obtenir
les licences des logiciels nécessaires et veiller à ce que leurs conditions ne
soient pas violées;
· assurer
la cohérence des divers systèmes divers pour s’assurer qu’ils sont compatibles
et que le travail n’est pas fait en double;
· entretenir
les serveurs de réseau et régler les problèmes aussitôt qu’ils se posent;
· surveiller
les ressources des systèmes disponibles, telles que l’espace de stockage sur
disque et la rapidité des systèmes, pour s’assurer que les disques ne sont pas surchargés
et que la performance du système est acceptable;
· répondre
aux demandes d’aide des utilisateurs;
· gérer
les interfaces avec d’autres systèmes, comme Internet, le courrier électronique
et l’intranet;
· repérer
et régler les bogues et les défauts de logiciel;
· mettre
à jour les logiciels au besoin;
· mettre
en place, surveiller et tenir à jour des moyens de protection tels
qu’antivirus, encryptage, coupe-feu et logiciels antipiratage.
Entretien l’information
L’information traitée par ordinateur,
particulièrement les données et les programmes informatiques, doit aussi être
entretenue pour éviter que des problèmes ne surgissent et s’assurer que les
données sont accessibles aux utilisateurs quand ils en ont besoin.
Sauvegarde des données
Il est généralement admis que les données doivent
être sauvegardées au moins une fois par jour, ou même plus souvent si des
données cruciales sont rassemblées, par exemple pendant un scrutin. Les données
peuvent être sauvegardées sur une large variété de supports, y compris des disques
amovibles de différentes sortes, des disques durs multiples ou des bandes
magnétiques.
La stratégie globale de la technologie de l’information
de l’organisation peut prévoir un dispositif de dépannage. Idéalement, la
sauvegarde des données peut être automatisée afin de parer à l’erreur humaine.
Cependant, des contrôles réguliers des sauvegardes automatisées peuvent être effectués
pour s’assurer qu’il n’y a pas d’erreur informatique.
Les données peuvent aussi être sauvegardées
au fur et à mesure qu’elles sont créées, par l’utilisation de disques en miroir,
qui peuvent être placés sur le même serveur ou sur des serveurs distincts. Ainsi, les mêmes données sont
enregistrées sur plusieurs disques simultanément. Dès
lors, si un disque a une défaillance, les données peuvent être reconstituées grâce
à l’autre. Il est préférable d’utiliser des serveurs distincts plutôt qu’un
même serveur pour les disques en miroir; un deuxième serveur peut ainsi être
utilisé pour parer
aux éventuelles pannes du serveur principal.
Les logiciels, tant les programmes
commerciaux que ceux qui sont développés à l’interne, peuvent aussi être
sauvegardés de sorte qu’ils puissent être réinstallés si les versions de
production des programmes sont perdues ou corrompues. La plupart des programmes
sont fournis sur des disques, mais ils peuvent de plus en plus être téléchargés
d’Internet, auquel cas des copies de secours devraient être sauvegardées puisqu’il
n’y a aucune garantie que les mêmes programmes seront disponibles à l’avenir.
Les disques des programmes peuvent être conservés dans une bibliothèque de
données et gérés par un agent ou un groupe responsable. Au besoin, les disques
des programmes peuvent alors être facilement retrouvés et utilisés pour
corriger des problèmes.
En sauvegardant des programmes, il faut
veiller à ce que les licences des logiciels ne soient pas violées. La plupart
des licences donnent la permission de conserver des copies de secours du
logiciel.
Mesures de protection des données
Un autre aspect de la conservation des
données est la sécurité. Les systèmes informatiques peuvent être protégés par
des systèmes faisant que seuls les utilisateurs autorisés y aient accès.