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Tabla de contenido

Sécurité

Une des plus importantes façons de minimiser les risques dans l’utilisation de la technologie est d’assurer sa sécurité : sécurité physique, sécurité de l’accès aux données, sécurité du logiciel et protection contre les virus.

 

 Sécurité physique

 

Assurer la sécurité physique de la technologie est une des principales façons de minimiser les risques dans l’utilisation de la technologie.

 

Les mesures de sécurité physiques peuvent être divisées en deux catégories générales : sécurité contre les facteurs de l’environnement comme le feu, l’humidité, l’inondation, la chaleur, le froid, une panne de courant et les animaux; et sécurité contre l’interférence humaine délibérée ou accidentelle.

 

Sécurité physique contre les facteurs de l’environnement

 

Les types de mesures qui peuvent être prises pour la sécurité environnementale dépendent du type de technologie en cause et de l’endroit où la technologie est utilisée. Les mesures de sécurité visant la technologie conçue pour voyager ou être utilisée dans des lieux où les infrastructures sont faibles ou inexistantes sont différentes de celles visant la technologie qui est statique et utilisée dans des bureaux.

 

Lorsque la technologie a besoin d’une alimentation en électricité (comme la plupart de la technologie électorale), il est crucial d’assurer cette alimentation et de prévoir des génératrices de dépannage comme partie intégrante du système de la technologie.

 

L’alimentation électrique peut être interrompue sans préavis n’importe où dans le monde. Il est recommandé de prévenir la perte de données pendant une panne d’électricité en reliant l’équipement sensible à un système d’alimentation sans coupure (UPS). En cas de panne, l’accumulateur de ce système fournit une alimentation pendant une période limitée, pendant laquelle des sauvegardes peuvent être exécutées, s’il y a lieu.

 

Certains systèmes UPS envoient aussi un signal d’alerte dès que l’alimentation électrique faiblit, si bien que les utilisateurs peuvent prendre les précautions nécessaires pour prévenir la perte de données et entreprendre une fermeture contrôlée du système. Les prix des systèmes UPS augmentent en fonction de la quantité d’énergie fournie, du degré de raffinement des mesures d’alerte et de la durée de fonctionnement assurée.

 

Même si les systèmes d’alimentation électrique sont conçus pour fournir un niveau constant d’électricité, ils peuvent occasionnellement produire un surcroît d’énergie. De telles crêtes de tension peuvent griller des composants de matériel technologique. Par conséquent, l’utilisation d’un stabilisateur de tension est souhaitable entre la source d’alimentation et les appareils. Un système UPS peut incorporer un stabilisateur.

 

Dans les pays où l’alimentation de la grille électrique est peu fiable, irrégulière ou intermittente, voire inexistante, il est important de se doter d’un groupe électrogène capable d’alimenter tout le matériel nécessaire pour des périodes déterminées. Les prix des groupes électrogènes augmentent aussi en fonction de l’énergie fournie.

 

Divers genres de groupes électrogènes peuvent être utilisés, alimentés par divers types de combustible, le plus souvent essence ou carburant diesel, et peuvent être utilisés comme source principale d’énergie ou comme dispositif de dépannage en cas de panne de la source principale d’énergie. Les groupes électrogènes peuvent être associés à des systèmes UPS qui gèrent le passage de la source d’alimentation principale au groupe électrogène.

 

Lorsqu’un groupe électrogène est utilisé comme source primaire d’énergie, il est désirable d’en prévoir un ou plusieurs de secours au cas où le premier tombe en panne. L’entretien régulier des groupes électrogènes peut garantir leur bon fonctionnement.

 

Un autre aspect important de sécurité physique est de s’assurer que le matériel technologique, en particulier le matériel informatique, est placé dans un endroit convenable. Idéalement, le matériel informatique est entreposé dans des bâtiments scellés avec contrôle du climat, afin que la température et l’humidité soient constamment maintenues à un niveau optimal, et que la saleté, la poussière, la fumée et autres contaminants soient éloignés. Les systèmes de conditionnement de l’air d’un bâtiment sont souvent utilisés à cette fin.

 

Cependant, dans les environnements particulièrement arides, ou dans le cas de matériel particulièrement sensible, les systèmes d’aération ordinaires peuvent ne pas suffire et il faudra prévoir l’installation de systèmes spéciaux de contrôle climatique. La conservation de l’équipement dans des locaux spéciaux et fermés, au climat contrôlé par un système de conditionnement d’air spécialisé est une solution. Ces locaux doivent être nettoyés régulièrement et soigneusement, notamment pour parer à l’accumulation de poussière (la poussière est attirée par l’électricité statique produite par le matériel informatique, surtout les écrans).

 

Les dépôts de fumée de cigarette peuvent endommager le matériel informatique. Idéalement, fumer devrait être interdit dans les lieux de travail aussi bien pour la santé des travailleurs que pour la protection de leur équipement.

 

Il est recommandé que le matériel utilisé à l’extérieur ou dans des bâtiments non protégés, comme celui utilisé par les équipes recueillant les votes dans des lieux éloignés ou dans les bureaux de vote, soit conservé dans des boîtiers solides pour les protéger des facteurs de l’environnement extérieurs tels que poussière ou humidité. Il peut être nécessaire d’utiliser du matériel fabriqué pour utilisation dans des emplacements éloignés, qui est robuste et capable de fonctionner dans des conditions difficiles.

 

Le matériel des télécommunications nécessite aussi une sécurité physique spéciale. En particulier, les câbles qui relient les réseaux informatiques doivent être protégés. Divers animaux aiment ronger les câbles, et les humains peuvent trébucher sur eux. Pour y parer, les câbles peuvent être insérés dans des conduites ou des gaines solides, placés à l’intérieur des murs, sous les planchers ou au-dessus des plafonds, enterrés ou montés sur des perches. Lorsque les câbles sont exposés à de grands risques, on peut envisager de les remplacer par des liaisons micro-ondes.

 

Sécurité physique contre les facteurs humains

 

Une grande part des mesures prises pour protéger la technologie contre les facteurs de l’environnement peuvent aussi être utilisées pour prévenir l’intervention humaine accidentelle ou délibérée. Ainsi, l’isolement physique, comme les serveurs de réseau et autres éléments vitaux de la technologie concentrés dans des locaux spéciaux, réduit la possibilité d’intervention humaine. De même, le fait de placer les câbles des réseaux à l’intérieur des murs, sous les planchers ou au-dessus de plafonds les rend difficiles d’accès.

 

Cependant, la mesure physique la plus efficace pour prévenir l’intervention humaine est d’enfermer le matériel à clé à l’intérieur de lieux solides. La technologie moderne (ou non) fournit une vaste gamme d’appareils sophistiqués qui peuvent restreindre l’accès à des bâtiments et des locaux aux seules personnes autorisées :

 

·         serrures et clefs traditionnelles;

·         serrures à codes numériques (mécaniques ou informatisées);

·         serrures à cartes à bande magnétique;

·         serrures qui reconnaissent des traits biologiques, comme les empreintes digitales, les empreintes de la main ou la rétine;

·         serrures utilisant une combinaison de ces méthodes.

 

L’avantage des systèmes de serrures plus sophistiqués qui utilisent des systèmes informatiques pour valider l’entrée est qu’ils peuvent aussi enregistrer l’identité des personnes qui sont entrées dans un local et le moment où elles l’ont fait. Les serrures qui utilisent des traits biologiques contrôlent véritablement l’identité des personnes ayant accès à un local. Les autres serrures ne sont pas aussi sûres puisqu’il est toujours possible qu’une carte d’accès ou un numéro du code d’accès soient utilisés par une tierce personne.

 

La surveillance est une autre forme de sécurité. Des gardiens peuvent contrôler l’entrée dans un bâtiment. Des caméras de sécurité peuvent être utilisées pour contrôler plusieurs zones d’entrée. Des détecteurs peuvent être utilisés pour surveiller l’activité et déclencher des signaux d’alarme si la sécurité est menacée. S’il est trop coûteux d’assurer la sécurité en maintenant du personnel sur place, on peut opter pour des services qui patrouillent les lieux de temps en temps et interviennent au besoin. Par ailleurs, des systèmes d’alarme peuvent être montés pour prévenir des intervenants locaux, une entreprise de sécurité ou un poste de police.

 

Les serrures et les systèmes de surveillance sont une bonne forme de sécurité, mais le niveau général de sécurité sera limité par le point le plus faible du cordon sécuritaire. Par exemple, beaucoup d’immeubles de bureaux permettent un accès humain entre les étages, dans les conduits de service (habituellement pour des travaux visant l’aération et le câblage). Il est important de s’assurer que la stratégie mise en place pour limiter l’accès à la technologie ne puisse pas être contournée par une personne qui passerait simplement par un conduit d’aération.

 

Si la sécurité physique de la technologie électorale est d’une grande importance, il peut être nécessaire d’utiliser un expert de la sécurité pour mener sur place un audit de la sécurité en vue de s’assurer que toutes les mesures voulues sont prises.

 

La dernière forme de sécurité contre l’intervention humaine inappropriée en matière de technologie est de faire en sorte qu’il soit difficile ou impossible à un utilisateur non autorisé d’accéder aux données tenues dans les systèmes informatiques ou de les changer. Cela peut être accompli en restreignant l’accès aux données à travers l’usage de mots de passe et d’encryptage.

 

Sécurité de l’accès aux données

 

De nombreuses données tenues par un OGE sont des renseignements confidentiels qui doivent être gardés en sécurité. De nombreux programmes informatiques utilisés par les OGE doivent être protégés pour assurer le bon déroulement du processus électoral et empêcher que les résultats électoraux puissent être compromis par des programmes accidentellement altérés ou délibérément sabotés.

 

La sécurité physique peut être utilisée afin d’isoler l’équipement informatique et de prévenir l’accès non autorisé, mais ce n’est là qu’une première ligne de défense. La seconde ligne de défense est l’accès sécurisé aux données.

 

Protection par mot de passe

 

La méthode la plus utilisée pour sécuriser l’accès aux données est la protection par un mot de passe. Plusieurs niveaux de protection par mot de passe peuvent être prévus. Les ordinateurs peuvent être configurés de façon à exiger un mot de passe dès la mise en marche, puis un autre pour obtenir l’accès aux données du système, qu’elles soient sur le disque dur local de l’ordinateur ou sur le réseau. Les réseaux peuvent être configurés pour exiger un nom d’utilisateur et un mot de passe corrects avant d’accorder l’accès au réseau, de telle sorte que même si un utilisateur non autorisé parvient à travailler sur un ordinateur local, il ne sera pas capable d’accéder au réseau.

 

Des logiciels particuliers peuvent aussi être protégés par mot de passe, afin que même si un intrus accède au réseau, il ne puisse pas les lancer. Finalement, les dossiers individuels peuvent également être protégés par mot de passe, afin que les intrus ne soient pas capables de les ouvrir même s’ils parviennent à les copier sur un autre système ou sur un disque amovible.

 

Cependant, les mots de passe ne sont pas une panacée. Pour limiter le risque que des utilisateurs non autorisés les percent, il y a plusieurs règles de base :

 

·         les mots de passe ne devraient jamais être écrits quelque part où un utilisateur non autorisé pourrait les trouver. S’il faut absolument écrire des mots de passe, on doit les garder en lieu sûr;

·         il est recommandé de modifier régulièrement les mots de passe – au moins une fois par mois;

·         les mots de passe les plus efficaces sont ceux qui ne sont pas faciles à deviner – le nom de l’utilisateur ou celui d’une organisation, d’un parent, d’un ami ou d’une personne célèbre peut facilement être deviné;

·         les mots de passe les plus difficiles à percer sont ceux qui contiennent un mélange de lettres et des chiffres et, si le système le permet, un mélange de lettres majuscules et minuscules;

·         les mots de passe courts sont plus faciles à percer – il faut au moins huit caractères;

·         les mots de passe ne doivent pas être partagés entre collègues, parents ou amis. Chaque personne doit avoir son propre mot de passe;

·         dans le cas de systèmes très sensibles, il peut être avantageux que le système informatique conserve les traces des mots de passe utilisés à différents moments et des données consultées;

·         il est souhaitable de limiter le nombre de tentatives d’ouverture d’une session lorsqu’un utilisateur inscrit un mauvais mot de passe. C’est particulièrement important lorsque l’accès par mot de passe est autorisé depuis un réseau public comme Internet (des programmes informatiques peuvent essayer automatiquement un grand nombre de mots de passe possibles, si le système l’autorise);

·         quand un employé à qui est assigné un mot de passe démissionne ou quitte un lieu de travail pour aller travailler ailleurs, l’accès procuré par son mot de passe devrait être annulé;

·         les administrateurs du système doivent pouvoir réinitialiser les mots de passe des utilisateurs qui les oublient;

·         toute personne ayant un accès par mot de passe à un système informatique (y compris un entrepreneur externe et les administrateurs des systèmes) aura besoin d’avoir une autorisation spéciale en fonction du niveau voulu d’accès aux données du système.

 

Limitation de l’accès autorisé

 

Même lorsqu’un utilisateur a l’autorisation d’ouvrir une session sur le système avec un mot de passe valide, un OGE peut ne pas souhaiter qu’il puisse accéder à toutes les données qui sont sur le système. Par exemple, le personnel temporaire employé pour saisir les données salariales n’a aucun besoin d’accéder aux programmes des résultats électoraux. L’accès par mot de passe peut être utilisé pour limiter le droit d’un utilisateur d’accéder à différentes parties d’un système en appliquant des niveaux différents de droits d’accès pour différents groupes d’utilisateurs.

 

Lorsque l’accès autorisé est fourni, chaque ouverture de session peut débuter par l’affichage d’indications rappelant aux utilisateurs toute obligation légale de protéger la sécurité de données et les sanctions qui peuvent être encourues en cas d’utilisation inappropriée de données.

 

Lieux de conservation des données

 

Une autre façon de garder les données à l’abri d’un accès non autorisé est de limiter les endroits où les données sont conservées. Dans un système d’ordinateurs en réseau, les bonnes pratiques veulent que toutes les données, en particulier les données sensibles, soient conservées sur les serveurs centralisés plutôt que sur les disques durs d’ordinateurs individuels. Ainsi, tout intrus qui essaie d’accéder aux données devra passer par deux niveaux de sécurité pour atteindre les données : celui de l’ordinateur local et celui du serveur du réseau. Il est généralement plus difficile d’accéder sans autorisation aux données sur un serveur que sur un ordinateur personnel.

 

L’autre avantage à conserver les données sensibles sur des serveurs est qu’on limite ainsi le nombre d’ordinateurs qui ont besoin d’un très haut niveau de sécurité. Une façon de pirater les données est de voler physiquement l’ordinateur sur lequel elles sont stockées. S’il peut être difficile, coûteux, voire pratiquement impossible de garder tous les ordinateurs individuels sous haute sécurité, il est hautement recommandé et plus pratique de le faire pour les serveurs.

 

Accès à distance aux données

 

Beaucoup de réseaux informatiques autorisent l’accès à distance aux données, en se reliant au réseau par le truchement d’un système public tel qu’Internet ou le système téléphonique par réseau commuté. Ce niveau d’accès facilite sensiblement la tâche des personnes non autorisées qui tentent d’accéder aux données, parce qu’elles ne doivent pas accéder physiquement à un ordinateur branché au réseau privé de l’OGE.

 

Une évaluation du risque peut être faite pour déterminer si les avantages d’un accès à distance justifient le niveau de risque en cause. Le cas échéant, on peut recourir aux services d’un spécialiste de la réduction des risques pour s’assurer que le système est sécurisé. Il est important de chercher des conseillers bien au fait de la technologie en la matière, étant donné qu’elle évolue constamment.

 

Comme les réseaux sensibles autorisant l’accès à distance sont des cibles pour des pirates qui se spécialisent dans la violation des réseaux à haut débit, toutes les mesures possibles doivent être prises pour minimiser les risques. Une façon de faire, en particulier si l’accès à distance est nécessaire seulement pour une gamme limitée de fonctions, est d’isoler les données et les programmes les plus sensibles de la partie du réseau qui est accessible à distance, afin qu’il ne soit possible de les atteindre qu’à travers le réseau local.

 

Une autre façon de limiter les risques de l’accès à distance est d’autoriser seulement l’accès à des copies des données, et non aux données originales.

 

Pare-feu

 

Les pare-feu sont des barrières technologiques installées dans les réseaux informatiques pour contrôler l’accès. Les pare-feu sont destinés à empêcher que des utilisateurs non autorisés n’accèdent aux données et aux programmes. Les experts techniques dans ce domaine peuvent donner des conseils sur les pare-feu convenant à un système donné.

 

Pistes de vérification

 

Des pistes de vérification peuvent être utilisées afin de suivre les activités des personnes qui accèdent aux données sensibles. Elles peuvent indiquer quel personnel a accédé à quelles données, et quels changements ont été apportés aux données, à quel moment et par qui. Utilisées correctement, les pistes de vérification peuvent être des outils puissants pour soit établir qu’il n’y a pas eu d’infraction à la sécurité, soit préciser quelles infractions se sont produites.

 

Sécurité du logiciel

 

Les programmes d’ordinateur sont composés de code complexe. Les programmes informatiques qui exécutent des opérations vitales dans une élection doivent fonctionner correctement, sinon le succès et la légitimité d’une élection peuvent être compromis. Par exemple, si un intrus accède au code de logiciel, des changements pourraient altérer les résultats d’une élection d’une façon qui serait très difficile à détecter.

 

La sécurité du logiciel est donc un autre moyen de défense à prévoir pour s’assurer que la technologie électorale est sécurisée.

 

Des auditeurs externes peuvent vérifier le code utilisé dans les systèmes informatiques électoraux et s’assurer qu’il s’exécute convenablement. Le code de l’ordinateur qui a été vérifié peut être conservé en lieu sûr sous le contrôle d’une autorité indépendante. Il sera alors possible de comparer la version du code utilisée pour un scrutin à la version de référence.

 

On peut ainsi non seulement vérifier que ce logiciel est exempt de tout défaut caché et n’a pas fait l’objet de tentatives délibérées de manipulation, mais aussi que le code utilisé n’a pas été changé ou altéré depuis le dernier audit.

 

Ce niveau de sécurité peut ne pas être nécessaire pour tout le logiciel utilisé par l’OGE, mais est très utile pour les systèmes cruciaux tels que le vote électronique et le dépouillement électronique.

 

Une autre façon de prouver l’intégrité du logiciel informatique est d’utiliser du logiciel libre plutôt que du logiciel exclusif, puisque le code d’un logiciel libre est disponible publiquement et des programmeurs externes peuvent vérifier le code et s’assurer qu’il s’exécute correctement. Cette faculté peut être souhaitable lorsque les acteurs politiques en compétition souhaitent vérifier indépendamment le code du logiciel utilisé pour les fins électorales. La question de savoir si les avantages à fournir le code compensent les risques de révéler des zones de faiblesse est une affaire de jugement à trancher au cas par cas.

 

Protection contre les virus

 

Les virus informatiques sont une menace sérieuse à tous les systèmes informatiques, en particulier ceux qui sont en réseau et ceux qui sont reliés à Internet et aux services des messages électroniques. Une protection antivirus est essentielle à tout système informatique.

 

Qu’est-ce qu’un virus informatique?

 

Les virus informatiques sont des programmes développés par des programmeurs malveillants ou malicieux, qui peuvent être rattachés à un logiciel ou à un fichier de données, ou autrement installés sur des ordinateurs pour exécuter une vaste gamme de fonctions soit bénignes, soit malignes.

 

Les virus bénins exécutent des fonctions inoffensives (mais habituellement ennuyantes) telles qu’afficher un message. Les virus pernicieux peuvent corrompre ou modifier les données ou les programmes, détruire des fichiers ou faire en sorte que de grandes quantités de messages électroniques soient produites, menaçant ainsi la stabilité des réseaux en les surchargeant de données.

 

Les virus sont propagés en transférant des fichiers infectés d’un ordinateur à un autre. Cela peut se passer en chargeant des fichiers depuis des disques amovibles, en consultant ou en téléchargeant des fichiers sur Internet ou un réseau, ou par le courrier électronique. Les virus peuvent être des fichiers exécutables (avec extension « .exe ») ou des fichiers d’autres formats, comme des fichiers de traitement de texte qui contiennent des macros. Ouvrir ces fichiers exécutables ou des fichiers qui contiennent des macros infectées peut lancer un virus et produire des dégâts à l’ordinateur.

 

Certains virus s’emparent des programmes de courrier électronique. En accédant à une liste d’adresses, un virus peut se reproduire en envoyant des copies de son code à chaque adresse. Les effets multiplicateurs de cette stratégie signifient qu’un virus peut infecter un grand nombre d’ordinateurs de par le monde entier dans un espace de temps très court.

 

Les ordinateurs infectés par un virus peuvent être gravement endommagés, et de grandes quantités de données peuvent être perdues ou compromises. Dans les pires des cas, le disque dur d’un ordinateur peut devenir inutilisable, auquel cas toutes les données qui s’y trouvent sont perdues. Dans cette situation, le mieux est de reformater le disque dur et recharger tout le logiciel nécessaire à partir de copies de sauvegarde.

 

La possibilité d’une attaque de virus est une excellente raison de faire des sauvegardes régulières et rigoureuses des programmes et des données.

 

Logiciel de protection antivirus

 

La façon de protéger un système contre une attaque de virus est d’utiliser un logiciel antivirus. Un tel logiciel est conçu pour tourner sur un ordinateur soit sur demande, soit en continu sans que l’utilisateur doive s’en occuper à moins qu’un problème ne survienne. Un logiciel antivirus est conçu pour reconnaître des virus connus et les empêcher d’exécuter leurs fonctions.

 

En plus, comme de nouveaux virus apparaissent sans cesse, un logiciel antivirus est aussi conçu pour reconnaître l’activité possible d’un virus et l’empêcher de se poursuivre. Par exemple, un antivirus typique marque chaque fichier exécutable connu sur un ordinateur. Si un fichier exécutable inconnu essaie de lancer un programme, l’antivirus émet une alerte à l’utilisateur, lui demandant s’il souhaite exécuter le programme. Si l’utilisateur confirme que le fichier exécutable paraît être un virus, l’antivirus peut le supprimer du système.

 

L’arrivée constante de nouveaux virus fait en sorte que la protection contre les virus est toujours condamnée à faire du rattrapage. Le logiciel antivirus doit ainsi être fréquemment mis à jour pour qu’il puisse détecter les derniers virus connus. Un régime structuré de mise à jour du logiciel antivirus peut être prévu dans la stratégie de la technologie d’un OGE.

 

Pratiques informatiques sûres

 

Malgré la présence d’un logiciel antivirus, certains virus peuvent échapper à la détection et infecter un système informatique. Pour parer à cette possibilité, les données devraient être sauvegardées régulièrement, et des pratiques informatiques sûres devraient être enseignées aux utilisateurs.

 

Tous les utilisateurs doivent être informés des mesures nécessaires pour éviter d’attraper un virus. En premier lieu, un logiciel antivirus doit être installé et activé. Les administrateurs de systèmes voudront contrôler fréquemment le fonctionnement du logiciel antivirus pour s’assurer que les utilisateurs ne l’ont pas désactivé sur leurs ordinateurs. D’ailleurs, il est possible d’empêcher les utilisateurs de désactiver leur protection antivirus.

 

Deuxièmement, les utilisateurs doivent se méfier au moment d’ouvrir des fichiers et en particulier d’actionner des programmes exécutables s’ils ne sont pas sûrs qu’ils ont été envoyés par une source connue. Même les courriers électroniques de personnes connues peuvent être suspects, puisque des virus peuvent contrôler la liste d’adresses électroniques d’un utilisateur et envoyer sous son nom des messages à toute adresse sur la liste.

 

Les virus envoyés par courrier électronique peuvent être accompagnés de messages plausibles et séduisants, qui peuvent encourager des utilisateurs à ouvrir les dossiers infectés. Les utilisateurs doivent être prudents.

 

Si les utilisateurs ne sont pas sûrs que les fichiers ou les programmes qui leur sont envoyés sont légitimes, ils ne devraient pas les ouvrir. Si les fichiers ou programmes paraissent être sans importance, ils peuvent être supprimés de l’ordinateur et de la corbeille. Si l’utilisateur n’est pas sûr qu’un fichier ou un programme est légitime, il peut communiquer avec l’expéditeur pour s’en assurer.

 

En cas de doute, un utilisateur devrait demander conseil à son service de dépannage ou un assistant technique.

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