Avantages d'un registre continu
Une liste continue comporte notamment les avantages suivants.
- La liste est toujours actuelle puisqu'elle est mise à jour sur une base régulière.
- Le public peut examiner la liste en tout temps et non seulement pendant une période limitée.
- La planification budgétaire est plus facile puisque les coûts d'inscription sont répartis sur toute la période entre les élections. Malgré la distribution des coûts, on peut s'attendre à une activité au moment de l'élection ou d'une campagne d'inscription plus intense.
- Le financement ne connaît pas de problème de pointes puisque le travail est réparti sur les années entre les élections.
- La production de listes finales peut se faire sur une période plus courte. Par exemple, à la suite de l'adoption par le Canada d'une liste continue en 1997, la période électorale a été raccourcie de 13 jours, soit de 48 à 35.
- Les changements et les corrections à la liste se font sur une période plus longue puisqu'ils peuvent être apportés tout au long de l'année plutôt que seulement pendant des campagnes d'inscription.
- L'établissement de la liste des électeurs est plus efficace. Un des plus forts arguments qui a milité en faveur de l'adoption d'une liste continue par Élections Canada a été l'économie de coûts que peut apporter le partage des données entre les autorités fédérales et provinciales. La liste continue facilite le partage des données. Elle n'est pas nécessairement en soi une méthode d'inscription moins coûteuse que la liste périodique mais selon le contexte, elle peut être plus efficace.
- Le gouvernement peut utiliser une liste continue à diverses fins électorales. L'Australie l'utilise pour des élections syndicales et les États-Unis pour établir des listes de jurés.
- Le caractère continu de la mise à jour d'une liste continue devrait contribuer à un taux plus élevé d'électeurs inscrits. Par contre, plusieurs administrations qui utilisent les listes continues constatent que les listes continues ne sont pas plus complètes que celles établies à la suite d'un recensement et qu'elles peuvent même être moins complètes. En Colombie-Britannique,49 lors de l'élection fédérale de 1997, 4,6 % des électeurs dont le nom apparaissait sur la liste finale avaient été inscrits lors du processus de révision et par le biais de l'inscription le jour du scrutin; en 1996, en Australie, 532 000 transactions (ajouts, radiations et changements) ont été effectuées pendant la semaine consacrée à cette fin et après que la liste continue fut fermée, soit immédiatement avant l'élection. Ce chiffre représentait 4,6 % du total des électeurs admissibles australiens le jour du vote, exactement le même pourcentage qu'au Canada. Et pourtant cette situation s'est produite dans un pays où la liste est continuellement mise à jour et où l'inscription est obligatoire.
- Dans les États fédéraux, les listes continues permettent le partage des données d'inscription entre paliers de gouvernement et minimisent le dédoublement des efforts.
