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Principes directeurs des systèmes électoraux

Une fois qu’un système électoral est choisi, on s’attend à ce qu’il permette de réaliser un certain nombre d’objectifs ou en favorise l’atteinte : par exemple, un gouvernement stable et efficace, des coalitions cohérentes et des partis forts. Ces objectifs, et leur ordre de priorité, sont susceptibles de différer selon les divers intervenants.

 De plus, certains principes généraux peuvent être utilisés pour guider la conception du système électoral, aussi bien que le processus du choix lui-même. Parmi les plus importants, on retrouve les suivants :

 La représentation

La tâche principale d’un système électoral est de traduire des voix en sièges, de transformer la volonté exprimée des électeurs en personnes qui les représenteront. Il existe plusieurs points de vue sur ce que peut bien être la juste représentation – représentation géographique, représentation descriptive, idéologique ou par parti politique; mais indépendamment de la position adoptée par un pays, le principe demeure : la représentation est un élément de premier plan pour guider la conception du système électoral le plus approprié.

La transparence

 

Il est important que les mécanismes du système électoral soient aussi transparents que possible et qu’ils soient connus bien à l’avance, aussi bien des électeurs que des candidats et partis politiques, afin d’éviter la confusion et la méfiance vis-à-vis des résultats qu’ils produisent aux élections. Qui plus est, le processus ayant conduit au choix du système électoral pourra tirer bénéfice de la transparence, pour les mêmes raisons. Si les arguments et l’influence des intervenants sur le processus de révision, de réforme ou d’adoption sont présentés de manière ouverte, le processus et le système électoral qui en découle sont susceptibles d’être vus comme étant légitimes.

 L’inclusivité

Le système électoral aura plus de chance d’être accepté comme juste et légitime si on estime qu’il est inclusif. Ceci ne signifie pas seulement d’avoir une loi électorale qui permet au plus grand nombre possible de citoyens de voter (y compris le suffrage inclusif, c’est-à-dire s’assurer que le système est facile à comprendre et que tous ont accès aux bureaux de vote); il faut également que les mécanismes du système électoral n’exercent pas une discrimination indue contre un groupe de la société, qu’il s’agisse d’une minorité ou autre. En outre, si le système électoral issu du processus est aussi inclusif que possible, le processus et le système pourront tous deux en bénéficier : leur légitimité sera accrue, les gens se les approprieront davantage et les parties intéressées seront en mesure de faire des suggestions et de participer au processus visant à trouver le système le plus approprié pour la société en cause.

 

 

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