Les OGE ont de plus en plus souvent recours à des examens postélectoraux pour déterminer l’efficacité de leurs structures légales et administratives et pour évaluer leur performance dans la conduite des élections. Ces examens constituent des compléments aux audits financiers et aux audits de performance. Le Botswana et la Géorgie, entre autres pays, prévoient la présentation de rapports de performance après chaque scrutin majeur. L’OGE du Botswana a engagé une équipe d’experts électoraux pour mener un examen de sa performance aux élections générales du pays en 2004. Cet examen a donné lieu à plusieurs recommandations de grande portée, impliquant notamment des modifications d’ordre constitutionnel et juridique.
Le rapport d’examen postélectoral analyse ce qui a bien fonctionné, ce qui a mal fonctionné, et les causes des problèmes observés. Il peut couvrir tous les aspects du système électoral, des processus, ainsi que des structures et capacités de gestion, et il est meilleur s’il est basé sur l’expérience directe des analystes du scrutin, pas seulement sur l’examen des dossiers. L’examen postélectoral peut analyser de façon détaillée les activités de vote et de dépouillement des bulletins, l’attitude des électeurs et la réaction des parties prenantes aux actions de l’OGE. Il peut aussi chercher à établir dans quelle mesure les processus de financement de l’OGE favorisent ou entravent la pérennité de l’OGE. Le rapport peut faire état des forces et des faiblesses de l’OGE et de la structure électorale, et recommander des mesures correctives. Les résultats de l’examen doivent être pris en compte dans toute discussion de réforme électorale et dans l’élaboration des procédures de l’OGE tout au long du cycle électoral.
Une approche à deux volets, combinant l’analyse des besoins avant une élection générale et l’examen postélectoral de la performance de l’OGE pendant la période électorale, peut aider à évaluer le niveau de pérennité à long terme d’élections libres et justes.