Les OGE utilisent diverses méthodes de recrutement pour leur secrétariat. Les OGE de modèle gouvernemental et ceux qui emploient des fonctionnaires peuvent ne pas être libres d’utiliser leurs propres méthodes de recrutement. Dans des pays comme l’Indonésie, ils peuvent devoir prendre le personnel de secrétariat qui leur est attribué, quel qu’il soit.
Il est bon d’avoir un processus de sélection ouvert, qui assure un large appel aux candidatures par voie d’annonce, en spécifiant clairement les compétences, qualifications et qualités personnelles exigées pour chaque emploi à pourvoir. Cela est possible même quand le personnel de l’OGE est composé de fonctionnaires. C’est plus difficile quand le secrétariat d’un OGE gouvernemental a des tâches électorales à mi-temps ou à période fixe, et que les compétences électorales sont de moindre importance dans le profil recherché.
En tant que modèles d’action équitable, les OGE doivent mettre en œuvre des politiques de recrutement et de dotation en personnel qui sont favorables à la parité genre au sein de leur organisation, et qui encouragent l’emploi des femmes à cette fin. Les femmes doivent se voir offrir des chances égales à celles des hommes en matière d’emploi, de formation, de promotion et d’avantages pour tous les postes permanents et temporaires de l’OGE. Cela peut exiger de l’OGE qu’il introduise des pratiques d’emploi et des activités de formation qui tiennent compte de la spécificité des sexes pour que tout le personnel soit conscient des enjeux de la parité genre et travaille à en tirer les avantages. Certaines traditions coutumières, comme l’exigence de bureaux de vote séparés pour les femmes et les hommes dans certaines sociétés, peuvent avoir des répercussions sur l’application de la parité genre.
La mise en œuvre de la parité genre dans le secrétariat permanent d’un OGE établi peut être longue et s’avérer délicate sur le plan des politiques d’embauche. Cette contrainte n’existe pas lors de l’établissement d’un nouveau secrétariat d’OGE, mais la question de la parité genre peut être perdue de vue dans la hâte de recruter du personnel adéquat en une seule opération pour tous les niveaux d’un secrétariat entier.
Certains pays utilisent les partis politiques pour les aider à trouver le personnel de l’OGE. Aux États-Unis, il est commun que des gens nommés par les partis participent à l’administration des élections, surtout au niveau local ou du comté.
Un des plus grands défis de recrutement d’un pays est celui de recruter du personnel électoral de courte durée, surtout pour les bureaux de vote. En Hongrie, ce sont les gouvernements locaux qui recrutent le personnel des bureaux de vote. Certains OGE demandent à des ministères de leur détacher des fonctionnaires qu’ils doivent approuver avant de les engager pour des contrats de courte durée. En Afrique du Sud rurale, les autorités traditionnelles identifient des jeunes au chômage que l’OGE interviewe pour évaluer leur aptitude à travailler comme fonctionnaires électoraux dans un bureau de vote local.
Au Mexique, la loi électorale exige que l’OGE tienne une loterie à deux étapes de tous les citoyens admissibles pour faire une sélection initiale du personnel temporaire des bureaux de vote. Les personnes choisies sont, après une ultime sélection, formées et affectées à des tâches spécifiques dans les bureaux de vote, selon leur niveau de scolarité. Dans certains pays, le travail électoral est obligatoire. Si une personne est affectée à un bureau de vote, elle ne peut pas refuser, sous peine d’amende. Les entreprises et les organismes bénévoles peuvent constituer d’autres voies de recrutement possibles pour le personnel temporaire des bureaux de vote.
La présélection de candidats en vue de pourvoir des postes permanents ou temporaires est un composant nécessaire du processus de recrutement et de nomination d’un OGE. Cette sélection préliminaire, qui accroît la transparence du processus, vise à assurer que les employés recrutés possèdent les qualifications spécifiées, ont un bon caractère et ne sont pas susceptibles d’être politiquement actifs ou autrement inaptes. Il est préférable que le processus de présélection soit simple, rapide et contrôlé par l’OGE plutôt que par les partis politiques ou d’autres organisations.
Néanmoins, les partis peuvent être impliqués dans le processus. Dans certains pays, la liste des candidats aux fonctions de coordonnateur électoral régional et de directeur du scrutin est distribuée aux parties prenantes, telles que les partis politiques, pour approbation. En Namibie, les partis ont le droit d’opposer leur véto au recrutement de toute personne qui occupe une fonction au sein d’un parti politique et dont l’impartialité est contestable.